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Au-delà de l'aspect humanitaire, primordial,
au-delà des millions d'enfants épargnés
et de vies sauvées, la logique économique
voudrait que les pays industrialisés dotent l'Initiative
mondiale d'éradication de la poliomyélite
de tous les moyens nécessaires.
Des chercheurs des Instituts nationaux de la santé
américains ont évalué les économies
réalisées en matière de soins et
de rééducation grâce à la
disparition de la poliomyélite, et les ont comparées
au coût de la campagne d'éradication. Tablant
sur une proclamation de l'éradication en 2000,
ils estimaient que les bénéfices l'emporteraient
sur les dépenses dès 2007, et que les
économies globales atteindraient 13,6 milliards
de dollars en 2040. Le report de l'objectif de l'éradication
à 2005 ne fait que décaler ces perspectives
d'économie, sans les remettre en cause. A cela
il faut ajouter l'arrêt de la vaccination qui
se traduira, à lui seul, par une économie
de 1,7 milliard de dollars par an. |