| La décision de lancer une campagne
d'éradication de la polio a été prise
par l'Assemblée générale de l'Organisation
mondiale de la santé du 13 mai 1988. Elle s'inscrivait
dans la continuité du Programme élargi de
vaccination (PEV), destiné à vacciner le
maximum d'enfants contre les principales maladies pour
lesquelles existe un vaccin : rougeole, diphtérie,
coqueluche, tétanos, tuberculose et poliomyélite.
Elle reprenait une campagne intitulée PolioPlus,
du Rotary International.
| 2000
: 550 millions d'enfants vaccinés
au cours de Journées nationales
de vaccination dans 82 pays |
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Tous les responsables de l'Initiative mondiale pour l'éradication
de la poliomyélite le soulignent : sa grande chance
de réussite est l'immense mobilisation sur laquelle
elle s'appuie.
La stratégie d'éradication comporte plusieurs
volets :
Vaccination systématique des jeunes enfants.
Le vaccin contre la poliomyélite fait partie
des vaccinations obligatoires ou recommandées
dans de nombreux pays industrialisés ; il est
inclus dans les programmes de vaccination mis en place
par l'UNICEF et l'OMS dans les pays en développement
dans le cadre du PEV.
Organisation de Journées
nationales de vaccination dans les pays où
la maladie est endémique.
Surveillance
des cas de polio grâce à un recensement
de tous les cas de paralysie flasque aiguë (PFA),
principal symptôme de la polio.
Organisation de journées
de « ratissage » pour éliminer
les poches de transmission subsistantes.
| En
1988, 60 % des enfants de la
planète étaient complètement
vaccinés contre la polio, la
diphtérie, la coqueluche, le
tétanos, la rougeole et la tuberculose
avant leur premier anniversaire. C'était
dix fois plus que l'année du
lancement du PEV, en 1974, et ce progrès
spectaculaire fut un des arguments justifiant
le lancement de la campagne d'éradication. |
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La campagne a eu un succès spectaculaire (voir
La
polio en chiffres), mais la remontée du nombre
de cas de polio recensés en 2002 a amené
l'OMS à lancer de nouvelles Journées nationales
de vaccination dans les pays concernés, en premier
lieu l'Inde.
Le retour
à la virulence de souches utilisées
par le vaccin oral et la persistance de l'infection
par les souches vaccinales chez des personnes immunodéprimées
suscitent des inquiétudes.
D'après les responsables de l'OMS, la véritable
menace à laquelle l'Initiative fait face aujourd'hui
est qu'un manque de moyens pourrait empêcher de
la mener à son terme. Or, il est impossible de
revenir en arrière : un retour du virus dans
les pays où il a été éliminé
serait catastrophique. |